26 questions pour votre journal du mercredi et pour repartir du bon pied à mi-semaine
Le mercredi est le dernier jour où l’on peut encore réorienter la semaine à peu de frais. L’écriture de mi-semaine tient donc davantage du bilan que du discours motivant : qu’est-ce qui a coûté plus que prévu, que peut-on abandonner sans conséquence et qu’est-ce qui s’est bien passé depuis lundi sans qu’on le remarque ? Vingt-six questions, des plus faciles aux plus exigeantes, à raison de trois par séance.
26 questions pour votre journal du mercredi et pour repartir du bon pied à mi-semaine
- Comment se passe réellement cette semaine, en une phrase ?
- Qu’est-ce qui vous a demandé plus d’énergie que prévu ?
- Qu’est-ce qui vous en a demandé moins ?
- Qu’aviez-vous prévu lundi qui n’a plus d’importance aujourd’hui ?
- Quelle est la seule chose qui doit vraiment être faite d’ici la fin de la semaine ?
- Que pourriez-vous abandonner dès maintenant sans réelle conséquence ?
- Où ressentez-vous de la fatigue : dans votre corps, votre attention, votre patience ou vos relations avec les autres ?
- Qu’est-ce qui vous aiderait dans les vingt prochaines minutes, plutôt qu’en général ?
- Qu’évitez-vous depuis lundi ?
- Quel serait le tout premier petit pas pour aborder ce que vous évitez ?
- À qui n’avez-vous pas répondu ?
- Qu’est-ce qui s’est bien passé cette semaine sans que vous preniez le temps de le remarquer ?
- Que vous racontez-vous à propos de cette semaine qui n’est pas tout à fait vrai ?
- Comment avez-vous mangé, bu et dormi cette semaine, et quels effets en ressentez-vous ?
- Quel engagement pourrait être reporté à la semaine prochaine sans que cela pose problème ?
- Qui vous a facilité la vie cette semaine jusqu’ici ?
- Que gérez-vous mieux que vous ne l’auriez fait il y a un an ?
- Qu’avez-vous besoin de demander à quelqu’un ?
- Quelle tâche inachevée vous soulagerait davantage si elle était terminée plutôt que parfaite ?
- Quelle est la première chose que vous ferez différemment demain matin ?
- Que diriez-vous à un ami qui serait au milieu d’une semaine comme la vôtre ?
- Quel événement survenu depuis lundi vous inspire de la gratitude ?
- Si la fin de la semaine est simplement passable, qu’est-ce qui la rendra tout de même acceptable ?
- Que vous apprend ce milieu de semaine sur votre façon de travailler ?
- Pour quelle chose accepterez-vous un résultat simplement satisfaisant ?
- Que voulez-vous pouvoir dire de cette semaine vendredi soir ?
Comment utiliser ces questions le mercredi
Commencez par un verdict en une phrase. La première question vous demande comment se passe réellement la semaine. Mettre cette phrase par écrit révèle généralement si vous avez besoin de repartir du bon pied ou simplement de manger un sandwich : le mercredi après-midi, on confond sans cesse les deux.
Choisissez ensuite deux autres questions, pas davantage. Si la page blanche vous semble encore difficile à aborder, la série de questions pour débutants constitue un point de départ plus accessible.
À mi-semaine, mieux vaut un bilan qu’un verdict
L’intérêt du mercredi, c’est qu’on peut encore remanier la semaine. L’intention que vous avez notée lundi s’est désormais confrontée à la réalité, et trois possibilités s’offrent à vous : abandonner quelque chose, demander quelque chose ou réduire quelque chose. Les questions six, quinze et dix-huit présentent ces trois possibilités sous forme de questions.
La question neuf — ce que vous évitez depuis lundi — est celle que la plupart des gens veulent sauter. Nommer la tâche évitée la rend généralement moins imposante, et la question dix ne vous demande que le premier pas, pas d’aller jusqu’au bout.
Ce que la recherche permet d’affirmer
L’écriture sur les expériences difficiles fait l’objet de recherches depuis longtemps. L’étude de Pennebaker et Beall de 1986 demandait à des étudiants d’écrire sur un bouleversement personnel pendant quatre jours consécutifs. Elle a fait état de différences dans les indicateurs de santé ultérieurs par rapport aux personnes qui avaient écrit sur des sujets anodins : c’est l’étude qui a lancé les recherches sur l’écriture expressive. Des travaux ultérieurs ont débattu de l’ampleur de cet effet ; considérez-la donc comme un point de départ plutôt que comme une mesure définitivement établie.
Le simple fait de nommer pourrait contribuer à cet effet. Une étude de neuro-imagerie de 2007 a constaté que mettre les émotions en mots était associé à une diminution de l’activité de l’amygdale en réponse à des images à contenu émotionnel.
Si la semaine est déjà à oublier
Certaines semaines ne permettent pas de repartir du bon pied, et une séance d’écriture honnête le mercredi le reconnaît. La question vingt-trois demande ce qui rendrait acceptable une fin de semaine simplement passable : c’est placer la barre moins haut et poser une question plus utile que de chercher à tout prix à sauver quelque chose. Ici, rien ne comptabilise les jours consécutifs de pratique ; sauter un mercredi ne vous coûte donc absolument rien.
Pour aller plus loin
La règle du pic et de la fin explique pourquoi la fin d’une semaine pèse plus lourd que son milieu, ce qui justifie de prendre la plume le mercredi, ne serait-ce que pour quelques mots. Les questions du jeudi vous invitent à prendre du recul une fois les ajustements faits, et les questions du vendredi permettent de clore la semaine. Pour le début de journée, consultez les affirmations du matin.
Recherches
- Se confronter à un événement traumatique : vers une compréhension de l’inhibition et de la maladie — Pennebaker, J. W., & Beall, S. K. (1986)
- Mettre les émotions en mots : l’étiquetage affectif perturbe l’activité de l’amygdale en réponse à des stimuli affectifs — Lieberman, M. D., Eisenberger, N. I., Crockett, M. J., Tom, S. M., Pfeifer, J. H., & Way, B. M. (2007)
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FAQ
Sur quoi écrire dans mon journal le mercredi ?
Écrivez sur ce que la semaine vous a coûté jusqu’ici et sur ce que vous pouvez encore abandonner. À mi-semaine, l’écriture est surtout utile pour faire le bilan : nommez ce qui vous vide de votre énergie, identifiez la seule chose qui doit vraiment être faite et autorisez-vous à reporter un engagement à la semaine prochaine.
Que signifie repartir du bon pied à mi-semaine ?
C’est faire un bref point au milieu de la semaine pour ajuster le programme plutôt que l’abandonner. Il suffit généralement de cinq minutes et de trois questions : qu’est-ce qui a changé, que peut-on laisser tomber et quelle est la suite ? Cette démarche fonctionne parce que le mercredi arrive assez tôt pour que les réponses puissent encore changer les choses.
Écrire sur une semaine difficile aide-t-il vraiment ?
Des données indiquent qu’écrire sur des expériences difficiles influe sur ce que les gens ressentent ensuite, et d’autres travaux suggèrent que mettre un mot sur une émotion modifie la façon dont elle est traitée. Il s’agit dans les deux cas de mécanismes, pas de promesses, et cinq minutes d’écriture ne constituent pas une thérapie.